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La surcote : pas toujours le meilleur choix

En 2 lignes : travailler plus longtemps pour bénéficier de la surcote augmente la pension — mais décaler son départ, c'est renoncer à des mois de retraite. Le calcul du point d'équilibre est souvent moins favorable qu'on ne l'imagine.

La situation : Dr AD, médecin né en 1965 (suite)

Que gagne-t-il à attendre jusqu'à 67 ans ?

En travaillant 1 an et 3 mois de plus (de 65 ans 9 mois à 67 ans), la surcote lui rapporte +348 €/mois (soit +4 176 €/an) sur sa pension.

Mais ce qu'il renonce à percevoir pendant ce temps

En attendant jusqu'à 67 ans, il renonce à 15 mois de retraite à 4 616 €/mois, soit 69 240 € non perçus.

Pour récupérer ces 69 240 € grâce aux +4 176 €/an de surcote, il faut vivre 16,6 ans après 67 ans, soit jusqu'à 83 ans et 6 mois.

DépartPension/moisRetraite renoncéePoint d'équilibre
65 ans 9 mois (taux plein)4 616 €
67 ans (avec surcote)4 964 €69 240 €Rentable après 83 ans 6 mois

La surcote sur RC et ASV : une logique différente

Rappel : la surcote sur la complémentaire (RC) et l'ASV s'enclenche dès 62 ans, quelle que soit la durée de cotisation. Elle ne nécessite pas de "report" au sens classique : continuer à cotiser après 62 ans suffit à l'activer automatiquement.

La conclusion

La surcote est un levier intéressant — mais elle doit être mise en perspective avec le montant de retraite auquel on renonce pendant la période de report. Pour le Dr AD, la surcote n'est rentable que s'il vit jusqu'à plus de 83 ans.

Ce calcul est très personnel : il dépend de l'état de santé, du niveau de pension déjà acquis, des revenus du patrimoine, et de la capacité à maintenir son niveau de vie sans travailler.

🎯 À quel âge est-il vraiment rentable pour vous de partir ?

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Source : CARMF.