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Lever le pied en fin de carrière : quel impact réel sur la retraite ?

En 2 lignes : beaucoup de médecins hésitent à réduire leur activité en fin de carrière par peur d'impacter leur retraite. Dans la réalité, l'impact sur la pension est souvent bien moins significatif qu'on ne le croit — et il est largement compensé par les économies fiscales.

La situation : Dr AD, médecin né en 1970

Scénario 1 : il maintient son activité à 220 k€ jusqu'à la retraite

Le Dr AD continue à plein régime jusqu'à son départ à 64 ans. Sa pension est calculée sur la base de ses revenus élevés sur toute la carrière.

Scénario 2 : il réduit de 40 % dès aujourd'hui (3 jours/5)

Le Dr AD passe à 132 000 € de BNC annuels à partir de 2026 jusqu'à son départ en retraite.

Le verdict : l'impact sur la retraite est non significatif

Dans le cas du Dr AD, la réduction de 40 % de l'activité génère un impact très limité sur le montant de la pension. La raison : les régimes complémentaire (RC) et ASV ont des plafonds de cotisation — au-delà d'un certain revenu, cotiser plus ne rapporte plus de points supplémentaires. Le Dr AD, avec 220 k€, atteignait déjà ces plafonds. Passer à 132 k€ ne change donc quasiment rien à ses droits RC et ASV.

Et l'économie fiscale, elle ?

Ce que les chiffres bruts de retraite ne montrent pas : en réduisant son activité de 40 %, le Dr AD va économiser une quantité substantielle d'impôts pendant les années restantes avant sa retraite (son taux marginal d'imposition diminue significativement). Cette économie fiscale annuelle peut largement compenser — voire dépasser — la légère perte de pension.

La leçon à retenir

🎯 Quel serait l'impact d'une baisse d'activité dans votre cas ?

C'est exactement ce que notre bilan retraite personnalisé vous permet de calculer — avec votre profil exact, vos trimestres et vos revenus réels.

Source : CARMF. Cas pratique indicatif.